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Benoît de Bonvoisin
Baron Benoit de Bonvoisin
..... sous le portrait de Mgr de Bonvoisin, Abbé de Malonne.

Il naquit le 14 Mars 1939.

Diplômé de philosophie de l'Université de Louvain, Benoît de BONVOISIN fut appelé par l'ancien Ministre des Classes Moyennes pour rééquilibrer le Parti Social Chrétien (qui eut la majorité absolue après la Deuxième Guerre mondiale).

En effet, la mouvance classe moyenne, PME et cadres, était devenue minoritaire dans le parti (alors qu'ils fournissent 70 pour cent de l'emploi en Belgique) par rapport à la tendance représentée par le grand capital privé et celle représentée par la puissance syndicale.

Le Ministre Van den Boeynants, qui fut considéré comme un des meilleurs Premiers Ministres d'après guerre, devenu Ministre de la Défense Nationale dans la capitale militaire de l'Europe, lui confia de hautes fonctions au sein du Centre Politique des Indépendants et des Cadres (CEPIC).

Benoît de Bonvoisin contribua à lui donner un développement aussi rapide que considérable. Ses idées philosophiques et économiques étaient basées sur un large bon sens et des idées originales :

En matière de santé publique, il souhaitait le rattachement du Ministère de l'Agriculture au Ministère de la Santé.

Il militait pour l'ouverture de la médecine à tous les moyens de guérir.

Pour un plus grand respect des contribuables qui financent l'Etat, il souhaitait que le Ministère des Finances s'intitule Ministère des Contribuables.

Il demandait un audit des dépenses de l'Etat.

Il proposait des solutions nouvelles pour que les personnes du troisième âge, qui le souhaitaient, puissent faire bénéficier le pays de leur expérience et de leurs compétences.

Intéressé par les problèmes d'urbanisme (son grand oncle, Victor Besme fut surnommé le Baron Haussmann de Léopold II), d'environnement et de défense du patrimoine, Il fut en 1971 parmi les fondateurs d’Inter-Environnement, fédération nationale de 72 associations privées de Wallonie, de Bruxelles et de Flandre. Il en fut administrateur  pour la section de Bruxelles. Il fut à la base, avec La Compagnie Générale des Eaux française, du sauvetage d'un des plus importants témoins architecturaux du patrimoine privé en Belgique.

Il était proche des idées des Prix Nobel Maurice Allais, Joseph Stiglitz et de celles de Jimmy Goldsmith.

Invité en 1979 par le Professeur Joseph Basile à prendre la parole à la séance de clôture du Séminaire des Sciences Humaines de l'Université de Louvain, avec Jean-Marie Benoist, Maître-Assistant au Collège de France, le Professeur Basile lui dédicacera son livre Face à l'Imprévisible, l'éveil de nouvelles valeurs : "A Benoît de Bonvoisin, qui unit l'aristocratie de l'Etre à celle de la naissance, en préfigurant l'ère du Verseau, par sa générosité, son intelligence et son dynamisme".

Vous lirez le Point de Vue que lui demandera le quotidien "La Libre Belgique" le 13 avril 1981.

Avec des collègues des Classes Moyennes des principaux partis en Europe, il fonda l'Union Européenne des Classes Moyennes, dont il sera Vice-Président du Bureau Exécutif. Lors de la mise au point des statuts, il insista pour que soit ajouté, au paragraphe visant la lutte contre le marxisme, la lutte contre les abus du capitalisme.

Monsieur Van den Boeynants lui dédicaçait sa photo en ces termes :
" A Benoît de Bonvoisin, remarquable de ténacité, émouvant de fidélité, précieux d'amitié ".

A côté de son action politique au CEPIC, Benoît de Bonvoisin exerça une influence au Zaïre, d'une part dans la lutte anti-communiste et d'autre part, avec des amis de l'administration américaine, pour freiner la corruption belgo-zaïroise.

   Le président Mobutu conseilla au président Savimbi qui luttait contre le communisme en Angola de s’adresser à Benoît de Bonvoisin : « le meilleur cadeau de Noël que je peux vous faire c’est le Baron », lui dit-il. Le premier entretien s’effectua au Maroc sous l’obédience du Roi.
   Le jour de l’assassinat de Jonas Savimbi Benoît de Bonvoisin était à Washington pour préparer son entrevue avec Savimbi dans le but de rechercher une solution pacifique aux problèmes de l’Angola. Il était prévu que Benoît de Bonvoisin et le président Savimbi se retrouveraient dans un pays proche de l’Angola.

Le Ministre Van den Boeynants lui confia avec le Général Roman des missions de lutte contre l'influence soviétique en Belgique. Nous étions à l'époque cruciale de l'installation des missiles de défense contre les missiles offensifs déjà installés en Union Soviétique. Benoît de Bonvoisin, par ses relations aux Etats-Unis et en France, fut amené à demander qu'un contrôle démocratique soit exercé sur la Sûreté de l'Etat belge, le seul service secret à ne pas être contrôlé démocratiquement. Le désir de Benoît de Bonvoisin était plus que nécessaire. En effet, l'Administrateur Général de la Sûreté de l'Etat, Albert Raes proclamait :  " Mon métier est de mentir ". Il n'hésitera pas, dans le cadre des troubles au Zaïre, où son rôle fut plus qu'équivoque, à mentir à Monsieur Van den Boeynants. Raes démasqué affirmera au Chef de Cabinet de M. Van den Boeynants, le Colonel Everaert, devenu Général : " J'aurai sa peau ".

Raes sera amené, notamment par l'action de Benoît de Bonvoisin, à démissionner en 1990. Pour ceux qui souhaitent des précisions sur le rôle peu démocratique de cet ancien magistrat, devenu chef de la Sûreté et des Services secrets dans la capitale militaire de l'Europe, nous leur conseillons de lire :

Le livre du journaliste néerlandophone Jeroen Wils : De Weg naar de Wanorde ( La Sûreté de l'Etat, le Chemin vers le Désordre) aux éditions Van Halewyck ;

Le livre du numéro deux de la Sûreté de l'Etat, le Commissaire Victor Massart : Les Dés étaient pipés. Conspirations à la Sûreté de l'Etat, aux éditions Quorum ;

L'étude du Professeur à l'Université de Louvain, Lode Van Outrive : Les Services de Renseignement et de Sécurité, au Centre de Recherche et d'Information socio-politiques.

Benoît de Bonvoisin était très apprécié par Alexandre de Marenches , chef des Services Secrets français, qui ne portait pas Albert Raes en haute estime.

Par vengeance, l'ancien magistrat Albert Raes, avec des " amis " du Parquet, de la politique et de la presse, déclencha contre Benoît de Bonvoisin la plus importante campagne de calomnie qu'ait connue le pays. D'abord il tenta, au travers d'une " note confidentielle ", de le mêler à l'extrême droite, ce qui était un des moyens souvent utilisés par les services secrets soviétiques. Après l'échec de cette première tentative, il monta des dossiers à caractère financier et fiscal. L'opération fut lancée en mai 1981, au moment où Benoît de Bonvoisin s'apprêtait à faire tapisser le pays d'une affiche très évocatrice visant à défendre l'installation sur le territoire belge des missiles de défense américains de dissuasion contre les missiles soviétiques déjà braqués sur la Belgique.

Sur les liens entre les services soviétiques ou des pays de l'Est et la Sûreté de l'Etat, nous nous bornerons à faire référence à un article paru le 5.6.1990 dans un des premiers quotidiens belges, La Libre Belgique : " Un transfuge du KGB livre ses contacts belges : une Sûreté de l'Etat avec laquelle les Américains refusent toujours de travailler, estimant qu'elle est infiltrée elle-même par le KGB ".

Le professeur Lode Van Outrive, déjà cité, conclura : " Plus d'une fois, les Américains essayèrent de convaincre Raes de cibler en premier lieu les pays d'Europe de l'Est, alors que lui-même préférait réserver son attention sur les mouvements d'extrême droite. Cela indisposa les Américains, qui obtinrent sa démission ". Quant au tout puissant chef de la STASI de l'Allemagne de l'Est, Markus Wolf, à des agents qui risquaient d'être démasqués, il conseillait de se rendre dans des pays à moindre risque tels que… la Belgique. Le journaliste qui fit la plus grande publicité d'Albert Raes n'était autre qu'un des collaborateurs des Cahiers marxistes, Philippe Brewaeys. Il n'est pas inutile de comparer le nombre d'agents soviétiques ou des pays de l'Est mis à la porte de la Belgique avec ceux mis dehors dans les autres pays européens.

La campagne contre Benoît de Bonvoisin, orchestrée par la Sûreté et ses complices des différents Pouvoirs fut telle :

Instruction des juges Lyna et Colin exclusivement à charge.

Refus du juge Colin de saisir la comptabilité de la Sûreté pour déterminer ceux qui étaient payés  pour nuire à Benoît de Bonvoisin alors que la Cour d'Appel lui avait ordonné cette saisie.

Le substitut J.F. Godbille, sur ordre de la même Cour d'Appel, transmit à Benoît de Bonvoisin le dossier judiciaire prétendument à l‘origine des accusations contre lui. Le dossier que le substitut transmit était un faux intellectuel total composé d'éléments étrangers au dossier  dit " d'accusation ". Le même substitut n'hésitera pas en audience publique à menacer très lourdement ceux qui oseraient accuser la Sûreté de l'Etat en complicité avec des journalistes.

Le même substitut n'hésitera pas, pour "aider Raes", à mentir sous serment contre Benoît de Bonvoisin à une Commission parlementaire d'enquête.

L'adjoint de Raes, le Colonel De Vlieghere, n'hésitera pas à ordonner à ses subordonnés de changer le conditionnel en présent dans les procès-verbaux qui concernaient Benoît de Bonvoisin. 

Le Ministre de la Justice Jean Gol n'hésitera pas à violer l'indépendance des Pouvoirs et à affirmer publiquement : 
" La Sûreté est un outil impeccable ". Il organisa aux frais du contribuable des déjeuners avec des journalistes pour les inciter à calomnier Benoît de Bonvoisin.

Le Ministre, avocat de métier, ira même jusqu'à travestir totalement, pour " aider Raes ", un arrêt de la Cour d'Appel de Bruxelles favorable à Benoît de Bonvoisin et très défavorable à Raes.

La turpitude judiciaire, policière et médiatique, contre Benoît de Bonvoisin prit de telles proportions que, fait unique dans l'histoire judiciaire de la Belgique, un haut magistrat, qui fut Président du Tribunal de Première Instance de Liège et expert auprès de deux commissions parlementaires sur le dysfonctionnement judiciaire, Marcel Trousse, publia dans le très scientifique Journal des Procès " de septembre 1994 : Les Libertés, la Police et le Droit à l'Honneur, une étude où il exprimait son indignation de la manière dont Benoît de Bonvoisin avait été traité et, des moyens mis en œuvre pour éviter à Raes d'être poursuivi en Correctionnelle.

Le Professeur Bernard Bouloc, qui occupe la chaire de droit pénal à La Sorbonne, s'intéressa au dossier Bonvoisin et conclut qu'il avait été traité " de manière indigne dans un Etat de droit " et posa même la question de savoir s'il n'avait pas été victime d'un " terrorisme d'Etat ".

Benoît de Bonvoisin fut mis en prison notamment, car des collaborateurs du substitut Godbille voulaient voler les archives du Gouverneur Galopin contre la collaboration économique. Bien évidemment, le crime découvert et dénoncé n'entraîna aucune poursuite du Parquet Général et du Ministre de la Justice contre Monsieur Godbille et son collaborateur de la gendarmerie, Patrick Debaets. Bien au contraire, le substitut qui, rappelons le, avait transmis à Benoît de Bonvoisin un faux, en avait fait usage et n'avait pas hésité à faire un faux témoignage sous serment à une Commission parlementaire d'enquête sur les dysfonctionnements judicaires, reçut une promotion pour bons et loyaux services. Il fut nommé Avocat Général.

Nous pourrions continuer la suite des ignominies de certains membres de l'appareil policier et judiciaire en collusion avec une certaine presse contre Benoît de Bonvoisin, mais nous ne voulons pas abuser de votre temps. Signalons néanmoins que Benoît de Bonvoisin fit condamner en Belgique La Libre Belgique et La Dernière Heure, de même qu'en France plusieurs organes de presse qui avaient été intoxiqués et manipulés contre lui par leurs collègues belges :

France Soir
RTL
Le Parisien
Le Quotidien de Paris
L' Evènement du Jeudi
Le Canard Enchaîné et
Le Monde Diplomatique
Quant au journal Le Monde , il préféra donner à deux reprises la parole à Benoît de Bonvoisin

La Cour d’Appel de Liège condamna par un arrêt du 19 mars 2008 le quotidien "Le Soir" et le journaliste Jean-Pierre Borloo pour de graves calomnies à l’égard de Benoît de Bonvoisin. "Le Soir" fut condamné à publier cette décision judiciaire, ce qu’il fit sur une demi-page le vendredi 13 juin 2008. Une autre action judiciaire est en cours contre "Le Soir" qui avait purement et simplement falsifié une autre décision judiciaire et contre l’AGENCE  BELGA qui l’avait laissé faire.

Nous terminons en vous disant que Benoît de Bonvoisin fut acquitté par la Cour d'Appel de Mons en mai 2000 par un arrêt rejetant tous les témoins à charge comme ayant été reconnus non fiables. Plusieurs étaient eux-mêmes impliqués dans des dossiers judiciaires. Le même arrêt stigmatise "l'acharnement" contre Benoît de Bonvoisin. Maître Mario Spandre publia récemment sa plaidoirie : Schurkenstaat België. Samenzwering tegen Benoît de Bonvoisin (Belgique Etat bandit. Le complot contre Benoît de Bonvoisin) aux éditions Van Halewyck. L'édition française vient d'être publiée sous le titre L'état coupable ", aux éditions Jourdan le Clercq. Signalons l'important article que le premier hebdomadaire belge Knack lui consacra, dans son édition du 8 septembre 2004, sous le titre : Alleen tegen de schurkenstaat (Seul contre l'Etat bandit).

Benoît de Bonvoisin lutte avec des membres du Pouvoir judiciaire et des journalistes, contre " ce terrorisme judiciaire ", véritable " machine à broyer ", qui n'a pas été mise au point pour lui seul.

En effet, il y a peu, un journaliste de " La Dernière Heure ", qui avait écrit des articles hostiles à Benoît de Bonvoisin, voulant faire son travail objectivement, interviewa (avec l'accord de son supérieur) Benoît de Bonvoisin et l'Avocat Général Godbille. Le magistrat fut interviewé en présence de M. Colpin, responsable de la presse au Parquet de Bruxelles. M. Colpin n'eut aucune critique à faire sur le travail du journaliste.

Des pressions judiciaires furent exercées sur le rédacteur en chef M. Marteau et le propriétaire capitaliste de " La Dernière Heure " M. Le Hodey : le journaliste fut mis à la porte, de plus, dans des conditions inacceptables comme cela se serait vu derrière le Rideau de Fer. Ce qui est grave, c'est que la mainmise mafieuse est telle sur la presse francophone en Belgique, que pas un organe de presse n'osa voler au secours du journaliste !

Benoît de Bonvoisin conseilla à son père de donner à la Ville de Verviers la maison de leur ancêtre Pierre de Bonvoisin (1665-1736) avec la fabrique textile que celui-ci avait bâtie dans le fond de la cour intérieure. Il a participé à la restauration et a remeublé le premier étage, où figurent de précieux souvenirs de la Ville et de la famille. Le siège de la " Maison de l'Eau " y a été établi par la Région wallonne.

De même, il a participé à la réhabilitation du palais abbatial de Malonne, construit par Mgr Michel Guillaume de Bonvoisin (1710-1780), Abbé et seigneur de Malonne.

Il a toujours nourri un vif intérêt pour l'Histoire, particulièrement celle de sa région. Il a fourni des contributions appréciées à nombre d'études scientifiques publiées par divers auteurs dans ce domaine. Il en publie lui-même.

Appelé à siéger au Conseil d'administration du prestigieux périodique belge " La Revue Générale ", il y imprima sa pensée profonde dans le sens du sous-titre qu'il fit ajouter : " Pour l'humaniste des temps nouveaux ". Il ouvrit les colonnes à des personnalités étrangères, tel son ami Jean de Lipkowski, Ministre français de la Coopération. Travaillant à des relations équilibrées entre les communautés belges, il fit connaître aux lecteurs de cette Revue le grand défenseur flamand des Classes Moyennes qu'était Fons Margot.

Il oeuvra à rendre plus étroites les relations entre l’Académie Française et l’Académie Royale de Belgique.

Pour commémorer le souvenir du Réseau Orion, de résistance franco-belge à l’occupant nazi, Benoît de Bonvoisin fut à l’origine de la remise par l’ambassadeur de Belgique de la décoration de grand officier de l’Ordre de Léopold au chef du Réseau Alain Griotteray, député du Val de Marne, maire de Charenton et directeur des relations internationales du Figaro Magazine.

Le Premier Ministre Van den Boeynants, Benoît de Bonvoisin et l'artiste imitateur Thierry Le Luron

Le Premier Ministre Van den Boeynants, Benoît de Bonvoisin et l'artiste imitateur Thierry Le Luron à une manifestation politique organisée par Benoît de Bonvoisin à qui le quotidien Le Soir demanda un article de circonstance lors des funérailles de Thierry Le Luron le 18  novembre 1986.

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